Le Club Contact et Loisirs
est un club de rencontres ouvert
à tous les retraités de St Blaise et des alentours.
Il propose les activités suivantes :
- belote et tarot les jeudis après-midi,
- marche deux vendredis par mois,
- sortie de trois jours en chalet de montagne
à l'Alpe du Grand Serre en février
pour des sorties en raquettes ou en ski de fond,
- pétanque en été,
- 3 sorties en autocar pour découvrir notre belle région
(ex : sortie en Beaujolais avec
l'article de Ghislain
Marguet ci-dessous)

L'assemblée générale du club a eu lieu le JEUDI 20 JANVIER 2005.
Elle a permis de faire le point,
de définir l'avenir et de renouveler ou remplacer
les membres du bureau démissionnaires

Jean CROZET

Avec Contact et Loisirs,
notre excursion en Beaujolais nous fit découvrir
le charme de deux villages des "Pierres dorées"
– appellation vraiment non usurpée –
et partager joyeusement,"
l'alliance des plaisirs de la table et de la fête
" dans un beau terroir beaujolais de qualité AOC.
Marc, le chauffeur de notre autocar grand confort,
très professionnel,
sait bien accueillir ses passagers et annoncer
les centres d'intérêt de notre excursion : patrimoine et gastronomie.
Nous contournons la grande couronne lyonnaise,
toute vibrante d'activités.
A l'Isle d'Abeau, l'arche qui enjambe l'autoroute
permet à Jean et Maryvonne de nous rejoindre et,
peu après, le soleil salue leur arrivée !
A 46 : des milliers de camions inlassablement, transitent…
Mon Dieu, est-ce ce qui nous attend sur la A 48,
si nous devenions "une deuxième vallée du Rhône" ?
Au nord de Lyon, nous retrouvons la grisaille du ciel.
A Anse nous quittons l'autoroute.
Voici la "vague des conscrits"
– grandiose, nous dit notre Président qui s'y connaît en matière d'animation et qui
nous trouve un peu "coincés" en Dauphiné…
Comme dans les Monts du Lyonnais,
dans les collines du Beaujolais les villages sont plus festifs
et plus fleuris que chez nous.
Bientôt les vignobles, les fermes et les châteaux viticoles !
Le bois d'Oingt et la vallée de l'Azergues.
Partout les acacias en fleurs embaument et plantent
dans les villages un décor nuptial.
Nous roulons vers Ternand et les Pierres Dorées donneront à cette journée,
où le soleil fut pourtant bien timide, une lumière estivale.
En contrebas de la route D 485 et de son talus où flambent des coquelicots,
voici notre restaurant, vaste établissement où nous attend notre petit déjeuner.
Séduits, nous reviendrons vers 13 heures pour le repas gastronomique !

Dans la montée vers Oingt,
voilà un chantier pour éprouver la dextérité de conduite de notre chauffeur.
Pas de problème.
Magnifique, cette route du Beaujolais fleuri !
Au bourg d'en bas se gare notre bus et,
par la porte de Nézy,
nous franchissons l'ancienne enceinte d'Oingt.
Sous la houlette de notre hôtesse, nous voilà,
émerveillés,
gravissant les ruelles du village perché :
Coupe-jarret, Traîne-cul, des noms de rues suggestifs.
En effet, les rues sont pentues,
mais comme elles sont belles ces maisons de pierres dorées.
Ce village a vraiment tout fait pour mettre en valeur son caractère et
c'est vrai qu'il peut rivaliser avec Pérouges !
Ils peuvent être fiers les Iconiens de leur village…
Puissante viguerie au Moyen Age, Oingt peut s'enorgueillir, en effet,
de deux châteaux édifiés successivement par les seigneurs de Oingt.
Le premier, Château Vieux, sur l'éperon rocheux du Chautard
– motte féodale de l'an mil –
contre lequel s'adosse l'église ;
de dix mètres environ de diamètre,
cette butte fut arasée au 20ème siècle seulement.
Le second, logis seigneurial éclairé d'une fenêtre trilobée et flanqué d’une haute tour,
véritable donjon d’où l’on découvre
un superbe panorama sur les collines du Beaujolais.
Beau sujet de fierté aussi leur église St Matthieu,
hautaine dans sa robe de pierres fauves dont la construction remonte à 1079.
Son chœur est orné de huit beaux culots de personnages médiévaux sculptés,
des membres de la famille des seigneurs d’Oingt.
Sa chapelle St Joseph est riche d’un vrai trésor.
Saccagée par le sinistre Baron des Adrets,
au XVème siècle, elle fut foudroyée en 1757
– faisant six victimes –
puis encore en 1975.

Un chemin de ronde nous guide vers une statue de la Vierge,
tournée vers l’est.
Non loin, la petite école :
en ce lieu si beau et si paisible bat le cœur de ce charmant petit village !
Plus bas , dans la vallée ,
les tuileries de Prony fabriquent encore des tuiles anciennes ;
tout à l’heure, dans l’église,
un panneau évoquait ces rudes métiers d’autrefois aujourd’hui tombés dans l’oubli :
tuilier, mais aussi chaudier, mineur, perrier,
tailleur de pierre et tupinier.
Dans la rue Tirelaine vous respirerez la bonne odeur
du pain chaud cuit au feu de bois.
En Beaujolais tout conduit au culte de la déesse "gastronomie".

Avant de quitter Oingt et son blason aux trois étoiles,
évoquons le souvenir de Marguerite d’Oingt,
prieure de la Chartreuse de Poleteins,
que les Iconiens d’aujourd’hui reconnaissent comme
la plus grande mystique française…lyonnaise.

Par monts et par vaux, voici des bois, des prairies et des vignes !
Tuiles romaines, toits peu pentus, nous arrivons à Sainte Paule,
autre village perché aux pierres ocres et vineuses.
Là-bas, tel un doigt habillé d’ardoise pointé vers le ciel,
c’est St Laurent d’Oingt.
Et enfin, voici au hameau des Ronzières,
à Ternand, notre rendez-vous au Domaine Paire :
une cuve vénérable cerclée de bois et un imposant pressoir
nous accueillent avec Jean-Marc, le propriétaire récoltant,
créateur d’un petit musée de la vigne et de l’agriculture beaujolaise,
remarquablement bien présenté et riche d’outils parfaitement restaurés,
inconnus du terrien dauphinois.
Sympathique et doué d’un grand talent commercial,
notre vigneron est très accueillant :
il connaît son métier, séduit son public…
et fait un bon chiffre de vente !
Il est vrai que le "beaujolais rouge tradition" très typé
(arôme petits fruits rouges)
mérite bien le label de la cave «secret de terroir»,
dans ce domaine hors pair où les Paire,
de pères en fils depuis 4 siècles opèrent…
Il est bien agréable aussi de chanter avec le vieil auvergnat,
joueur d’orgue de barbarie, non des airs de bourrée,
mais un pot-pourri de chansons à boire…
et à rêver.
Sachez que le 1er W.E. de septembre,
Oingt accueille le Festival international de musique mécanique
– rien à voir avec la techno –
mais nostalgie et poésie garanties !
Au restaurant des "Pierres dorées"
120 convives se pressent, dont une quarantaine de notre Club,
pour près de 4 heures de délectation gastronomique.
Sympathique et délicieux "alliance des plaisirs de la table et de la fête"
il faut croire que bonne chère, appétit, bonne humeur…
sont des garants de longévité, oui, d’appétit de vivre ;
merci Me Secutini de nous le démontrer avec tant de gentillesse.
Retour d’abord un peu somnolent puis chantant
grâce aux voix agréables d’Hélène et de Danielle.
Le soleil joue encore à cache-cache
dans la traversée des Terres froides…
mais de retour à
St Blaise, c’est un beau soleil couchant qui nous attend :
oui, une belle journée en Beaujolais qui se termine.
Merci au Club de l’avoir offerte aux seniors Buissards et à leurs amis.

Ghislain MARGUET, le 3 juin 2004